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samedi 25 juin 2022

   Le Coronablog fait

peau neuve !

 

Dorénavant, les informations concernant les horaires de messes (calendrier) ou les activités pastorales (agenda) seront consultables via les liens dans la colonne de droite  :

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Messes dans l’Unité Pastorale du Sacré-Cœur  

Horaire d’été 

Les vacances approchent. Pour permettre à nos célébrants -et aux animateurs de la liturgie, sacristains, etc- de souffler un peu, et compte tenu des assemblées moins fournies à cette époque de l’année, l’équipe pastorale a réédité comme à d’autres années le calendrier spécial des célébrations pour les mois de juillet-août: merci de vous y référer. 

 

JUILLET 

Samedi 2 

18h, St Jean-Bapt 

Samedi 9 

17h, St Roch 

Samedi 16 

18h, St Jean-Bapt 

Samedi 23 

17h, Ste Thérèse 

Samedi 30 

 / (pas de messe-5ème dimanche) 

Dimanche 3 

10h, St Laurent 

Dimanche 10 

10h, St Fiacre 

Dimanche 17 

10h, St Laurent 

Dimanche 24 

10h, St Fiacre 

Dimanche 31 

10, St Laurent (en unité pastorale) 

                                                                                                                                      


AOÛT 

Samedi 6 

18h, St Jean-Bapt 

Samedi 13 

17h, St Roch 

Lundi 15 

ASSOMPTION 

10h, St Jean-Bapt 

 

Samedi 20 

18h, St Jean_Bapt 

Samedi 27 

17h, Ste Thérèse 

Dimanche 7 

10h, St Laurent 

Dimanche 14 

10h, St Fiacre 

Dimanche 21 

10h, St Laurent 

Dimanche 28 

10h, St Fiacre 


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NOUVELLES DE LA COMMUNAUTE – 26/06/2022

 Ce W-E 13ème dimanche ordinaire

Samedi 25 juin : 17h, St Laurent

                         18h, St Jean-Baptiste  

Dimanche 26 juin : 9h30, St Fiacre (+ liturgie des enfants)

                             10h45, Ste Thérèse


Le W-E prochain :  (HORAIRE DE VACANCES)

Samedi 2 juillet : 18h, St Jean-Baptiste 

Dimanche 3 juillet : 10h, St Laurent


Agenda : cliquez sur ce lien. (lien mis à jour !)

 24 juin 2022 : Fête du Sacré-Coeur 

et messe au monument à Dison




Ce vendredi, une trentaine de fidèles pèlerins venus de différents lieux de notre unité pastorale mais aussi d'autres endroits, a bravé le temps orageux et les menaces de pluie pour se rassembler sur les hauteurs de Dison, au pied de la grande statue du sacré-Coeur qui surplombe l'autoroute. Outre les "habitués", quelques nouvelles têtes ont rallié la prière, dont deux soeurs Religieuses de l'Instruction Chrétiennes nouvellement arrivées dans le doyenné : soeur Maria de Lourdes et soeur Agnès, qui découvraient ce sanctuaire.

La traditionnelle messe en l'honneur du Coeur divin de Jésus a pu avoir lieu sur une esplanade qui avait été désherbée et nettoyée avec soin par les ouvriers de la commune et quelques bénévoles : un tout grand merci à eux ! 


Une assemblée recueillie et heureuse de se retrouver ensemble autour de ce symbole important de l'histoire locale (cf article sur le S-C dans ce blog) a entonné avec ferveur les chants et les prières pour la ville et tous ses citoyens, pour les familles, pour le monde pour qui Jésus a donné sa vie sur la croix en révélant la miséricorde infinie du coeur de Dieu... Au dessus de la ville et de ses maisons, nous avions l'impression de célébrer la messe "urbi et orbi" !


Les gouttes nous ont épargnées - entre deux averses ; merci à nos météorologues de service qui avaient prédit l'éclaircie ! A la fin de l'office, tout le monde s'est réuni joyeusement pour une photo de groupe devant le Sacré-Coeur et pour partager de délicieuses gaufres offertes une heure auparavant par un voisin musulman de M. le curé (merci Fayçal ! Quel beau symbole d'universalité !) 

Quelle belle après-midi ! Vivement l'an prochain, plus nombreux encore !

MESSE AU SACRE-CŒUR 24/06/2022 (HOMELIE)

« Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ».

Cette parole de la liturgie de cette fête du Sacré-Cœur m’a percuté au moment où je préparais cette célébration. Elle est extraite du psaume 22, le psaume du Bon Berger :

« Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ».

On peut dire qu’aujourd’hui, le monde est gouverné par la peur.

Peur de l’avenir, peur de la guerre, peur du chômage, peur de ne plus savoir payer ses dettes, peur de la pauvreté et de tomber dans la misère, peur de la maladie et de la contagion du Covid, peur de la solitude dans une société du chacun-pour-soi, peur du réchauffement climatique et de ses conséquences sur la vie des gens, peur du délitement des structures sociales et de la montée de la violence… C’est un sentiment souvent diffus, pas très explicite, mais on sent cette inquiétude dans tous les milieux, et pas seulement boursiers.

En fait, ce qui plombe l'espérance, c’est la crainte d’être confrontés à quelque chose que nous n’avons jamais connu. On ne sait pas « vers quoi on va »…

Et, derrière tout cela, il y a la peur de la mort.

Nous savons déjà que les civilisations sont mortelles ; que les équilibres patiemment construits au cours des générations précédentes sont instables et fragiles… Les événements récents viennent de nous le rappeler abruptement.

On se pose aussi beaucoup de questions quant à l’avenir de l’Eglise… Est-elle aussi mortelle ? Du moins, sous la forme actuelle…  Et puis… parfois, c’est dans notre propre entourage, ou notre propre existence, que nous expérimentons durement cette finitude.

« Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ».

La fête d’aujourd’hui nous invite à la confiance, à la résilience. À abolir la peur, mauvaise conseillère. Jésus ne nous le répète-t-il pas constamment dans ses évangiles : « N’AYEZ PAS PEUR ! » « NE CRAINS RIEN ».

La raison ? Dieu, en Jésus, a révélé son cœur ouvert sur la croix, pour preuve qu’il n’abandonnera jamais l’homme, l’humanité. Il ne nous abandonnera jamais. - À l’homme, en revanche, de ne pas abandonner Dieu !

Je lisais dernièrement un interview de l’ancien secrétaire général du Conseil Œcuménique des Eglise (COE), le pasteur Olav Tveit. Dans cet entretien, il fait observer à quel point notre foi chrétienne est importante pour toutes les personnes dans le monde qui vivent dans des conditions extrêmement difficiles, des situations de conflit, de pauvreté, mais aussi dont les vies sont similaires à la nôtre, affrontant les défis quotidiens de la vie.

Or, dit-il, dans les circonstances que traverse le monde aujourd’hui, on ne peut se contenter de discours faciles et superficiels, en particulier concernant la foi. La foi n’est pas un bonbon, une sucrerie que l’on donne à un enfant pour le consoler de s’être fait mal en tombant ! La Foi est une arme puissante, un moteur, une énergie ! (gratuite en plus). Mais elle est décapante et tranchante jusqu’aux moëlles, comme dit Paul. Elle nous met à nu, en défaisant tous nos faux-semblants, nos sécurités faciles et nos illusions. La vraie Foi nous pousse dans nos retranchements, justement là où ça fait mal, là où se cachent nos peurs. Elle les débusque, pour les désamorcer, les rendre obsolètes.

« Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ».

Mais il y a un ravin à traverser ! Et il est profond. Ce ravin, il est en chacun de nous. C’est celui qui va de la rive du doute à celle de la Foi, du repli sur soi à l’ouverture, de la peur à la confiance, de la mort à la vie… Nous croyons parfois l’avoir traversé, l’avoir franchi, et puis on se rend compte qu’on y est pas encore, qu’on est retourné en arrière, sur la mauvaise berge du ravin. C’est tout le temps à recommencer.

C’est là que le langage de la Foi doit être vrai, et fort, comme dit le pasteur Tveit. Assez de guimauve et de caramel ! L’Evangile n’est pas que invitation, il est d’abord et surtout provocation. Et aussi convocation : on n’est pas chrétien tout seul ! On ne peut le devenir qu’avec l’aide des autres, de la communauté.

L’image du berger qui laisse ses 99 brebis pour courir après celle qui s’est perdue, parle bien de la sollicitude du Cœur de Dieu et de sa miséricorde ; il ne supporte pas de voir un de ses enfants perdus, tout seul, et il part lui-même à sa recherche pour en prendre soin avec beaucoup de tendresse, comme le raconte Ezéchiel.

Mais s’il la recherche tant, sa brebis perdue, ce n’est pas que pour lui-même : c’est pour la ramener au troupeau à qui elle manquait aussi, pour qu’elle puisse y retrouver sa place, et partager ensemble les vrais pâturages, la vraie bonne nourriture spirituelle.

C’est là que le Cœur de Jésus se révèle dans sa sagesse profonde : La perte de la Foi éloigne de la communauté, mais la conversion rapproche de la communauté qui renforce la Foi. Dieu, comme un berger, a prévu que pour sortir des ravins de la mort, il fallait une communauté fraternelle, un lieu d’échange où l’on renforce la foi les uns les autres en la partageant. Ce lieu, c’est l’Eglise, qui n’est pas un troupeau bêlant à la façon des moutons de Panurge :

Au travers de ce sentiment d’appartenance mutuel, mais aussi de solidarité véritable, nous pouvons ressentir le Cœur de Jésus, le Cœur de Dieu battre dans la façon dont chacun porte le souci de l’autre, dans la manière dont nous nous aimons concrètement et nous nous entraidons à devenir meilleurs. Ainsi, la Foi vécue en Eglise apporte véritablement une dimension d’espérance et d’expression de l’amour, en nous poussant hors de nous-mêmes, et nous arrivons alors ENSEM-BLE à dépasser nos peurs et nos timidités démobilisantes pour traverser les vallées de la mort.

« Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ; ton bâton me guide et me rassure ».

Si vous voulez, pour moi, le bâton du berger, c’est cette communauté fraternelle -l’Eglise- qui est posée comme un pont, une passerelle, entre les deux berges du ravin. Chacun a besoin des autres pour traverser. On est tous une fibre du bâton… !

Chers frères et sœurs, que cette fête du Sacré-Cœur de Jésus nous encourage, nous les petits chrétiens de Dison et d’ailleurs, à vivre et à construire toujours davantage cette communion fraternelle dans notre Eglise, notre unité pastorale…, dans un esprit de synodalité, en portant particulièrement le souci de ceux qui sont en recherche ou qui ont perdu la Foi, pour qu’il y ait encore et encore de la joie dans le ciel - et sur la terre !  Amen !





lundi 23 mai 2022

Homélie  

13° Dimanche du temps ordinaire C - 25/06/2022


Est-ce que nous savons toujours distinguer dans notre vie ce qui est urgent et ce qui ne l’est pas ? J’entendais tout à l’heure sur TV5 monde, la télévision suisse, Bertrand Picard le célèbre scientifique, déplorer que tout le monde politique, mais aussi les jeunes qui manifestent pour le climat, se paient de déclarations unanimes : « Il faut changer, il faut changer pour éviter la catastrophe. » Bien sûr, tout le monde est d’accord. Mais personne ne parle des solutions à mettre en place, on reporte à demain les décisions douloureuses, parce qu’on n’en ressent pas encore l’urgence.

=>Par contre, on dirait qu’aujourd’hui, Jésus, lui, est aux urgences !

POUR LIRE LA SUITE : CLIQUEZ SUR LE LIEN.


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LES CAMPS D’ÉTÉ DU MEJ

Chaque année lors des grandes vacances, le Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ) organise différents camps d’été dont vous trouverez ci-après quelques précisions. 
ces camps sont ouverts à tous, MEJiste ou pas, c’est justement l’occasion pour les non-MEJistes de découvrir le mouvement et pourquoi pas commencer une vie d’équipe en septembre.

Camp MEJ TA 2022
Château La Diglette, St-Hubert

Camp FNOU du MEJ de Liège
Carmel de Mehagne, Embourg

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Journées Mondiales de la Jeunesse :

JMJ 2022-2023: Maredsous avant Lisbonne!


Les 22 et 23 octobre 2022, tous les jeunes de Belgique ont rendez-vous à l'abbaye de Maredsous pour un festival exceptionnel, première étape de la participation de notre pays aux JMJ de Lisbonne, en 2023. Avec des temps forts de réflexion et de partage, mais aussi des moments récréatifs !

Festival JMJ

Laetare Rock 003
Qui dit festival, dit musique ! Deux scènes accueilleront des groupes et musiciens chrétiens de tous styles musicaux avec comme tête d'affiche le groupe Holi (groupe de 6 jeunes chrétiens, originaires de la métropole lilloise en France).

Le samedi après-midi, des ateliers dynamiques « Stand-up », au choix des participants, seront accessibles à tout moment. Ils permettront aussi de promouvoir les rencontres entre participants.

Ces ateliers toucheront différents aspects : spirituels, intellectuels, sportifs ou encore musicaux... Ainsi, lors de l'après midi, chaque jeune pourra participer à un tournoi sportif, une conférence, une promenade, une danse folk, un ciné-débat, du théâtre d'improvisation, mais aussi à un temps de prière. La diversité des activités doit encourager chacun à s'ouvrir aux autres.

La restauration et les rafraichissements sont prévus avec la présence de food-trucks.

Cette belle journée du samedi se terminera par une veillée, « Maredsous by night ».

Le festival se clôturera le dimanche avec une messe finale en présence de la communauté de Maredsous et des évêques francophones de Belgique.

Ces temps vécus seront là pour nous mettre en route vers les JMJ de Lisbonne en 2023.


Informations pratiques

  • Quand ? Du samedi 22 octobre au dimanche 23 octobre 2022
  • Où ? À l'Abbaye de Maredsous (rue de Maredsous 11 – 5537 Denée)
  • Pour qui ? Pour tous les jeunes de 16 à 35 ans et les acteurs du secteur jeune en lien avec l'Église.
  • Par qui ? Ce projet est portée par l'ensemble des services des pastorales des jeunes francophones de Belgique. 

Tu es intéressé.e ?

Prends contact avec nos relais locaux : 

* Bernard Ponsgen (bern216@live.fr)

* Christian Delvenne (christian.delv@hotmail.com)

TRIDUUM DES MALADES 2022 A BANNEUX



Nous vous invitons au Triduum des Malades à Banneux. Qu'est-ce que c'est ?



Le Triduum est un pèlerinage qui a lieu cette année du 7 juillet au 11 juillet.

Le thème proposé est "Viens, Marie t'appelle".


Alors, répondons à cet appel de Marie qui nous invite toutes et tous, 
malades, bien portants, valides, moins valides, jeunes, adultes, aînés...

C'est un moment de ressourcement, de joie et de rencontres.

Les participants sont accueillis à l'Hospitalité et entourés pendant tout le séjour par des infirmières et des aidants.

Les chambres sont très confortables (lits médicalisés pour qui en a besoin) et la cuisine est bonne.

Le programme : Eucharisties, bénédiction des malades, chemin de prière, procession aux flambeaux, célébration du pardon, repas pris dans une ambiance conviviale et fraternelle, temps libres, veillées récréatives.

L'aumônier de notre Triduum, l'abbé François-Xavier Jacques, assure les animations spirituelles.


Pour que ce séjour se passe très bien pour tous,
nous faisons appel aux adultes (ex. infirmières, aidants...), jeunes dès l'âge de 16 ans, qui pourraient venir se mettre au service des pèlerins.


Le prix: Pèlerins = 140,00 €       Aidants = 130,00 €      Jeunes = 90,00 € *

Le coût du séjour ne doit en aucun cas être un frein à la paeticipation au Triduum. Un fonds qui est alimenté par des dons et des collectes est là pour permettre à des personnes qui auraient plus de difficultés financières, de vivre elles aussi cette belle rencontre.

Renseignements et inscription :

Marianne KÖNIGS (pour les aidants), tél 087/31.06.31 - gsm 0485/996.428

Marie LENNERTS (pour les pèlerins), gsm 0474/591.373 

Vous êtes tous les bienvenus !

 


dimanche 22 mai 2022

LE SACRE-CŒUR DE DISON – HISTOIRE & INVITATION

 

Nous sommes le 8 août 1914. L'atmosphère est dramatique à Dison. Une fusillade a eu lieu à Verviers, Herve brûle et des atrocités sont commises par l'envahisseur allemand dans les localités avoisinantes. Un climat de panique générale s'installe. Dans ce contexte, le soir du 8 août, après que le ciel se soit embrasé de la rougeur des incendies, les fidèles disonais se pressent dans l'église, plus nombreux que jamais. Le curé de la paroisse de Dison, l’abbé Joseph Dothée, monte en chaire et fait, avec ses paroissiens réunis à l’église, le vœu d’élever une statue monumentale en l’honneur du Sacré-Cœur de Jésus s’il les préservait de tout malheur pendant la guerre. 

Modérément touchée en comparaison à d'autres villes voisines, Dison s'en sort plutôt «bien». En conséquence, dès 1918, le curé Joseph Dothée lance une gigantesque collecte de fonds qu’il limite délibérément à la communauté disonaise: il voulait un vrai geste de reconnaissance et l’accomplissement de la promesse par les Disonais. De 1919 à 1927, l’abbé réunira donc 270.000 francs, une somme énorme pour l’époque, qui permettra aux Disonais d’élever « le monument le plus beau possible pour leur cité». C'est sur un terrain situé au sommet du Chemin des Campagnes, cédé par la fabrique d'église, qu'est érigé le monument en pierre, en 1926. Il est l'œuvre conjointe de l’architecte disonais J. Leluron, qui élabore gracieusement un premier plan, du statuaire, Oscar Berchmans, qui crée les modèles, de la maison Doyen de Liège, à qui est confiée la supervision des sculptures, et du tailleur de pierre Maréchal, qui les exécute. Le 31 juillet 1927, l’œuvre  monumentale est consacrée par l’évêque de Liège, Mgr Kerkhofs, en présence de 10.000 personnes. Par la suite, il fera l’objet de nombreux pèlerinages et stimulera la vie commerçante à Dison.

Trente-six ans plus tard, le 15 mars 1963, on se voit obligé d’entamer le démontage et la démolition du monument en raison de la construction de l’autoroute Verviers-Prüm. En échange, l’Etat cède à la Confrérie du Sacré-Cœur un terrain bordant l’autoroute et lui accorde une indemnité pour la reconstruction. Un parc, délimité par un chemin piétonnier, y est aménagé et une passerelle, en surplomb sur le talus de l’autoroute, permet l’accès par le centre de Dison. Le nouveau Sacré-Cœur, au-dessus de l’autoroute, sera béni le 14 septembre 1968 par l’évêque de Liège, Mgr van Zuylen. Le site est plus petit, mais le monument, modifié, est plus proche du cœur de la cité. En 2006, la commune en devient propriétaire pour le franc symbolique et prend en charge son entretien.

Lors de la création de l’unité pastorale qui regroupe les cinq paroisses de Dison et d’Andrimont (St Fiacre, St Jean-Baptiste, St Laurent, Ste Thérèse et St Roch), elle fut placée tout naturellement sous son patronage, devenant « l’Unité Pastorale du Sacré-Cœur de Dison-Andrimont ». Le Sacré-Cœur continue de jouer un rôle significatif dans la vie religieuse des habitants de nos localités ; des personnes viennent quelquefois sur l’esplanade se recueillir devant la statue, déposer quelques fleurs et contempler le paysage et la ville qui s’étend en contrebas. Le calme de ce lieu (malgré l’autoroute) tranche avec la frénésie urbaine et invite à la méditation.  Depuis quelques années, à l’initiative du curé Pönsgen, une messe est à nouveau célébrée en plein air sur l’esplanade le jour de la fête du Sacré-Cœur (le vendredi, 18 jours après la fête de la Pentecôte). Une assemblée qui augmente d’année en année regroupe dans une même ferveur des croyants de nos diverses communautés et même de plus loin, partageant dans un esprit convivial et fraternel la prière et le bonheur de se rencontrer.

INVITATION : 

Cette année, la fête du Sacré-Cœur tombe le 24 juin. Toutes et tous sont cordialement invités à cette célébration au monument du Sacré-Cœur (entrée par la rue Ma Campagne), qui commencera à 18h. Des chaises seront apportées pour ceux qui auraient oublié d’en prendre avec eux. Pratiquons autant que possible le covoiturage...  

Bienvenue, le Sacré-Cœur vous tend les bras !

Photo : Les dimensions et le poids de l’ensemble sculptural sont impressionnants ! Sa hauteur totale de 10,40 m le laisse aisément apercevoir depuis le centre de Dison. La statue mesure 4,35 m de hauteur. Son piédestal a une section de 7,10 mètres carrés. La largeur des bras ouverts est de 4,10 m. Si chacun des bas-reliefs pèsent 5 tonnes, la statue, elle, ne pèse pas moins de 17 tonnes.

dimanche 8 mai 2022

"VA, TOUJOURS PLUS HAUT !"

 Homélie de la messe d'action de grâces des jeunes - profession de foi 2022


Le célébrant prend sur la « montagne » un des « sherpas » (personnages de bois et de carton avec sac au dos et bâton- que les jeunes ont confectionnés à la retraite de profession de foi et qui les représentent) ; il le montre à tous :   

 


Bonjour, je voudrais vous présenter quelqu’un : c’est Arthur.

Arthur, il a 12 ans.

Il se pose une question : « Qu’est-ce que je fous dans ce bordel qu’est le monde d’aujourd’hui ? »

Peut-être que vous vous êtes déjà posé la même question ?

C’est vrai que la vie, elle n’est pas évidente, elle est même très compliquée, surtout pour ceux qui vivent en Ukraine par exemple,

Mais aussi chez nous, où il y a tellement de problèmes. D’ailleurs, Arthur, ses parents ils savent plus tellement comment faire avec lui,

parce qu’il devient adolescent et qu’il les provoque, il cherche sa place, il est pas content du monde qu’on lui a laissé.

Au début, on lui avait dit : « Tu verras, la vie, c’est génial ! Tu auras un smartphone, t’auras plein de copains sur les réseaux sociaux ; l’école te préparera à avoir un bon travail bien payé pour pouvoir t’acheter tout ce dont tu auras envie ; tu auras une petite copine ou un petit copain, et tu seras heureux ! »

Ah oui, tiens !

« Qu’est-ce que je fous dans ce bordel qu’est le monde aujourd’hui ? »

Les marchands de bonheur, il y en a à tous les coins de rue, ceux qui promettent la lune, les pubs à la télé : achète ci, achète ça, et ça sera la fête !

Mais Arthur, il se rend bien compte que ça ne marche pas.

Il est triste de voir qu’il y a tant d’injustices dans le monde, que certains ont beaucoup et d’autres rien.

Qu’on exploite et qu’on harcèle les enfants sur les réseaux sociaux.

Qu’on détruit la planète en polluant toujours plus, détruisant même les animaux et les forêts,

Que les copains, ils sont là tant que tu as du fric et que tu peux faire la fête avec eux, et t’amuser avec ta grosse bagnole ou ta moto pour faire comme les champions…

Mais quand t’es dans la merde, t’es souvent bien seul !

Alors, Arthur, vous savez ce qu’il a fait ?

Eh bien, il a pris son sac qu’il a rempli avec quelques objets de première nécessité, quelques provisions, son bâton et ses souliers de marche, il a pris le train et il est allé sur la montagne, là où ses parents et lui étaient allés une fois il y a longtemps.

Il s’est dit qu’en marchant, en montant, en prenant de l’altitude, avec des efforts pour maîtriser son corps et libérer son esprit, il y verrait mieux.

Il comprendrait mieux, il aura les idées plus claires.

Dans son sac, il avait pris aussi un petit livre, un Evangile.

Il a marché longtemps. Plusieurs jours.

La montagne, ça se mérite !

Il a eu un peu faim, un peu soif, un peu peur aussi parfois de se perdre… Mais sa boussole lui indiquait toujours le bon chemin.

Sur les hauteurs, il respirait le bon air non pollué, il admirait les fleurs et écoutait les oiseaux. Une fois même, il a aperçu des chamois qui galopaient…

Il a rencontré aussi des compagnons de marche qui cherchaient la même chose que lui… Ils ont fait un bout de chemin ensemble.

A l’étape le soir, dans les refuges, il ouvrait son petit livre, les évangiles, et il lisait.


Un matin, il s’est levé en même temps que le soleil. Il y avait plein de lumière partout, l’herbe étincelait de rosée. On aurait dit que Dieu refaisait la création…


Il s’est assis sur un rocher d’où il pouvait voir toute la vallée, il a fermé les yeux, et là, il a ressenti quelque chose d’étrange….

Il s’est senti HEUREUX !

Alors, Arthur, il s’est dit : « C’est donc ça le bonheur ! Il n’y a pas besoin de tant de choses !  Celui qui a Dieu a tout. »


Alors tout à coup, il s’est souvenu des huit paroles de Jésus  qu’il avait lues dans le livre:

Heureux les petits, les pauvres,

Heureux ceux qui sont tristes pour les autres,

Heureux ceux qui veulent plus de justice,

Heureux ceux qui pardonnent aux autres le mal,

Heureux ceux qui ont un cœur propre plein d’amour,

Heureux ceux qui font la paix,

Heureux ceux qu’on harcèle parce qu’ils aiment Dieu.

Si vous vivez ça, dit Jésus, si vous faites ce que je vous dis, heureux serez-vous ! Et ce bonheur, personne ne pourra vous l’enlever.

 

Alors, Arthur, il est redescendu de la montagne. Le jour était complètement levé.

Il avait trouvé son chemin, pour toute sa vie, ses balises. Des bonnes valeurs qui ne mentent pas, qui ne promettent pas du vent, des choses idiotes, mais qui vont l’aider toute sa vie pour construire le vrai bonheur – pas tout seul, mais AVEC Dieu et AVEC et POUR les autres.

Il a compris que ce n’est pas l’exploit qui compte, mais les petites choses de la vie de tous les jours, où on peut mettre plein d’AMOUR.

Le monde pouvait tourner à l’envers, tant pis :

lui et ses nouveau amis, les autres chercheurs de Dieu, ils vont partager ce qu’ils ont trouvé avec plein d’autres personnes. Et petit à petit, d’autres vont avoir envie de monter, de s’élever, de trouver le sens de leur vie…

 


Arthur a trouvé le chemin du bonheur.

Et il ne l’a plus lâché.

Maintenant, je peux vous dire la vérité : c’est une histoire vraie ! Arthur, c’est moi. Je ne voulais pas que vous le sachiez tout de suite en donnant mon prénom.

Je suis ce garçon qui a marché, marché, pour trouver le sens de sa vie. Et je suis devenu prêtre pour partager ce que j’ai trouvé, que Dieu peut rendre heureux celui qui suit Jésus… 

 

Voilà mes amis.

Vous aussi vous avez fait une ascension, durant la retraite. Vous avez quitté votre famille et vos occupations, vos amusements, pour chercher le sens de votre vie.

Vous avez réalisé que vos parents vous ont donné eux aussi plein de bonnes valeurs, des balises pour orienter votre vie dans de bonnes directions.

Et ils vous ont mis sur le chemin chrétien. Là aussi, vous avez trouvé des personnes pour vous soutenir, et nourrir votre foi : prêtres, catéchistes, GPS…


Mais c’est vous qui devrez choisir quel chemin vous allez prendre, quelles valeurs vous allez garder, bien entendu, personne ne peut le faire à votre place. C’est ce que vous avez fait le 1er mai dernier à Banneux, devant vos familles et devant Dieu qui vous entendait. Vous vous êtes en quelque sorte attachés à la cordée qui est la communauté de l’Eglise, comme les drapelets tibétains où vous avez inscrit les paroles de votre profession de foi personnelle, et qui tiennent tous ensemble derrière moi. C’est une chaîne de solidarité et d’amitié, indispensable pour se sentir soutenu.

Peut-être allez-vous continuer l’ascension, faire votre confirmation, et vous engager avec l’aide de l’Esprit Saint pour vivre votre foi dans l’Eglise et la société.

Peut-être allez vous abandonner et lâcher la corde…

Personne n’est obligé !

 

Mais si on a trouvé le vrai bonheur, et des amis pour le partager, eh bien, on a envie de faire comme Pierre et André dans l’évangile : ils ont laissé la pêche aux poissons, leur confort et leurs sécurités, pour suivre Jésus partout, comme un vrai guide de montagne. Et il ne l’ont pas lâché !


 

On va redire maintenant tous ensemble, jeunes, parents, catéchistes, GPS, et toute la communauté, notre foi, notre confiance en ce guide et dans le chemin qu’il propose,

en lisant le « credo de l’assemblée » sur l’encart dans votre feuillet.